Rectificatif à cet article du Devoir

Rectificatif à cet article du Devoir

Un article récemment paru (22 novembre 2017) dans Le Devoir sur la Table de concertation sur la faim et le développement social du Montréal métropolitain  et les locaux scolaires a laissé dans l’embarras les principaux concernés, à commencer par la direction de notre Table de concertation sur la faim.

En effet, malgré toute la documentation envoyée au journaliste auteur de cet article concernant les six (6) engagements des 2 principaux partis municipaux (Projet Montréal et Équipe Coderre) signés en campagne électorales (le 20 octobre), l’article persiste à déformer une partie importante de l’entrevue téléphonique avec Jean-Paul Faniel et surtout la documentation fournie.

À commencer par le titre et le sous-titre de l’article : « Des organismes veulent l’accès aux cuisines des écoles » et « La Table de concertation sur la faim demande l’appui de la mairesse Plante ». Or, les écoles primaires en question ne possèdent tout simplement pas de cuisines, d’une part, et, d’autre part, nous ne demandons pas l’appui de la mairesse Plante, nous l’avons. Nous lui demandons de respecter les engagements de son parti en la matière, progressivement il va sans dire.

Le rectificatif ne s’arrête pas là, mais déjà les titres cités déforment la réalité allègrement. Il aurait été tellement plus juste et plus facile de simplement se référer aux photocopies signées des six (6) engage-ments demandés et obtenus pat la Table sur la faim et envoyés longtemps d’avance au journaliste, soit :

Une fois élu, au pouvoir ou dans l’opposition, nous nous engageons comme parti politique à soutenir ces propositions et à travailler à leur application

  1. La saine alimentation des écoliers et des personnes vulnérables par l’implantation du projet « Cantine pour tous », un programme communautaire de dîners offerts à prix variable selon les revenus à tous les écoliers du primaire et à toutes les personnes vulnérables de la métropole. Universalisant l’actuelle Mesure alimentaire en milieu scolaire implantée depuis 1991 dans certaines écoles seulement de Montréal, ce programme assurera à tous les écoliers les conditions favorables pour un apprentissage académique réussi et aux personnes à mobilité réduite une alimentation favorisant leur maintien en bonne santé.
  2. La prise en charge municipale des locaux communautaires par une politique montréalaise de ges-tion du parc immobilier des Commissions scolaires de son territoire et par la création d’un parc immobilier spécifiquement communautaire, par exemple sous la gestion de l’Office municipal d’ha-bitation de Montréal (OMHM). Considérant que la Ville de Montréal est actuellement le principal locataire de la CSDM et qu’elle y offre des locaux communautaires, la Ville doit assurer aux groupes communautaires des locaux abordables à proximité des populations vulnérables qu’ils desservent.
  3. Un Conseil des politiques alimentaires de Montréal (CPAM) priorisant la sécurité et la solidarité alimentaire et assurant que tous ses projets attribués diminueront effectivement les inégalités sociales et de santé et développeront, pour ce faire, des partenariats avec les groupes communautaires de sécurité alimentaire rejoignant déjà ces populations fragilisées.
  4. Un CPAM vraiment démocratique basé sur des CPA locaux regroupant tous les acteurs locaux concernés (citoyens intéressés, groupes communautaires en alimentation, éco-quartiers, commerçants privés, instances municipales et de santé, etc.). Ces CPA locaux mettront en place leurs propres systèmes alimentaires citoyens de proximité (SACP) et seront appelés à prendre les décisions majeures relevant du Conseil des politiques alimentaires de Montréal.
  5. Une formation unique pour tous les acteurs sociaux locaux concernés par le développement des systèmes alimentaires citoyens de proximité. La formation offerte actuellement par la TCFDSMM aux groupes communautaires en sécurité alimentaire doit s’élargir aux autres acteurs sociaux concernés afin qu’ils se donnent une vision commune locale et un plan d’action concerté pour le développement de leur Système alimentaire citoyen de proximité.
  6. Un ombudsman du communautaire chargé de gérer les demandes et plaintes des organismes communautaires et des citoyens. Il aura pour fonction d’identifier les instances concernées et de faciliter la mise en œuvre de solutions.

Pour consulter l’article en version PDF  Article_du_Devoir_22_novembre_2017

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